THE CITY WHICH IS INSIDE YOU

You live in your own inner city, which you bought in a silent auction. You were again unable to cancel your debts. Under your blackening eyelids you try to feel certain things. Without noticing your withdrawal from self, you leave for distant parts by using your ropes of thought like a ski-lift. Your shudders increase as you touch the numberless elements. In your screams at the moment when you feel the jolts from the echoes of your words crossing the threshold of your thought, you send birds fleeing before you. As you breathe, your roses wither. In your moments of madness, crystals fall from your roof. As your field of thought shrinks, your city expands. You exhaust yourself from running down the streets and avenues. As the lamps of your voltage machines alight upon your nights, your humans robotize themselves. The toads in your dirty waters frighten even the crocodiles. Your inner journey makes you grow older. Your internal cries amplify themselves. You manifest difficulties with forty paws. The auxiliary cells of your laboratories do not give you the opportunity to live any pleasurable moments. While the fear indicator inside you slackens you through and through, you have not even the possibility of speaking. With each movement of the clock, the seasons rip themselves out of your heart. Your solitude traverses your spirit without cease. by Üzeyir Lokman É¡AYCI Mantes la Ville - 22.09.2002 Traduit par by Yakup YURT en français French free verse translated into English free verse by F.J. Bergmann - 16.02.2003

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LA VILLE QUI EST EN VOUS

Vous vivez dans la ville en vous que vous avez achetèe par un marchandage silencieux.
Vous n’avez pas encore pu apurer vos dettes.
Sous vos paupières noircissant vous essayez de ressentir certaines choses.
Sans vous rendre compte de votre èloignement de vous-mème, vous partez loin en utilisant vos cordes de pensèe tel un tèlèsiège.
Vos avez le frisson au fur et à mesure que vous touchez d’innombrables èlèments. Dans vos cris au moment où vous ressentez des secousses dues aux èchos de vos paroles qui dèpassent la portèe de votre pensèe, vous faites fuir les oiseaux devant vous. Lors de vos respirations, vos roses se fanent. Lors de vos moments de folie, vos cristaux tombent de vos toitures.
Au fur et à mesure que votre champ de pensèe se rètrècit, votre ville grandit. Vous vous fatiguez à force de courir dans les rues et les avenues.
Au fur et à mesure que les lumières de vos machines de tension tombent sur vos nuits, vos ètres humains se robotisent.
Vos crapauds de vos eaux sales font peur mème aux crocodiles.
Votre voyage intèrieur vous fait vieillir.
Vos cris internes s’amplifient.
Vous produisez des difficultès à quarante pattes.
Les cellules auxiliaires de vos laboratoires ne vous donnent pas l’occasion de vivre des moments agrèables.
Pendant que l’indicateur de la peur en vous vous lâche de haut en bas, vous n’avez mème pas la possibilitè de parler. A chaque mouvement d’horloge, les saisons s’arrachent de votre cÅ“ur”¦
Votre solitude n’arrète pas de traverser votre esprit.

ÃÅ“zeyir Lokman É¡AYCI
Mantes la Ville - 22.09.2002
Traduit par Yakup YURT
Bruxelles, le 23.09.2002